Section de câble
Plus petite section de câble, en cuivre ou en aluminium, qui tient la chute de tension admise ; ou la chute de tension d’une section donnée. ELE-02
Données
Longueur simple du câble, pas l’aller-retour.
3 % pour l’éclairage, 5 % pour les autres usages ; 6 et 8 % depuis un poste privé.
Laissez l’outil choisir, ou imposez une section pour voir sa chute de tension.
Valeurs imposées : Facteur de puissance, cos φ : 0,85.
Résultats
Chute de tension de 3,4 % : limite de 5,0 % tenue. Reste à vérifier le courant admissible selon le mode de pose.
ΔU = b × (ρ × L / S × cos φ + λ × L × sin φ) × I
b = 1 en triphasé, 2 en monophasé ; λ = 0,08 mΩ/m
Les sections courantes
| Section | Chute de tension | Limite |
|---|---|---|
| 1,5 mm² | 13,64 % | Dépassée |
| 2,5 mm² | 8,20 % | Dépassée |
| 4 mm² | 5,14 % | Dépassée |
| 6 mm² · retenue | 3,44 % | Respectée |
| 10 mm² | 2,08 % | Respectée |
| 16 mm² | 1,32 % | Respectée |
| 25 mm² | 0,86 % | Respectée |
| 35 mm² | 0,63 % | Respectée |
| 50 mm² | 0,45 % | Respectée |
| 70 mm² | 0,34 % | Respectée |
| 95 mm² | 0,26 % | Respectée |
| 120 mm² | 0,21 % | Respectée |
| 150 mm² | 0,18 % | Respectée |
| 185 mm² | 0,15 % | Respectée |
| 240 mm² | 0,13 % | Respectée |
| 300 mm² | 0,11 % | Respectée |
Normes et références : Schneider Electric, Guide de l’installation électrique, « Limite maximale de la chute de tension » · NF C 15-100, article 525 · Guide UTE C 15-105 · Schneider Electric, « Démarrage et protection des moteurs » (courant de démarrage)
Comprendre : le cours
Pourquoi la tension chute
Un câble n’est pas un conducteur parfait : il a une résistance, proportionnelle à sa longueur et inverse de sa section. Le courant qui le traverse y laisse une partie de la tension, transformée en chaleur. Le récepteur, au bout, reçoit moins que la source ne fournit.
Un moteur sous-alimenté perd du couple, proportionnellement au carré de la tension, et s’échauffe. Un éclairage faiblit. Une électronique décroche. La norme fixe donc une chute maximale entre l’origine de l’installation et chaque point d’utilisation.
| Alimentation | Éclairage | Autres usages |
|---|---|---|
| Depuis le réseau public basse tension | 3 % | 5 % |
| Depuis un poste de transformation privé | 6 % | 8 % |
Les trois critères d’une section
- 1
Le courant admissible
Le câble ne doit pas dépasser sa température limite. Il dépend du mode de pose, de l’isolant, de la température ambiante et du groupement avec d’autres circuits.
- 2
La chute de tension
C’est elle qui commande sur les grandes longueurs : au-delà de 30 à 50 m, elle impose souvent une section supérieure à celle du courant admissible.
- 3
La tenue au court-circuit
Le câble doit supporter le courant de défaut le temps que la protection coupe. Critère déterminant près d’un transformateur.
| Section | Disjoncteur | Usage type |
|---|---|---|
| 1,5 mm² | 16 A | Éclairage, prises commandées |
| 2,5 mm² | 20 A | Prises, appareils de 4,5 kW au plus |
| 4 mm² | 25 A | Circuits spécialisés |
| 6 mm² | 32 A | Plaque de cuisson |
| 10 mm² | 40 A | Borne de recharge 32 A |
Cuivre ou aluminium
Cuivre
Le conducteur de référence.
Ses atouts
- Meilleure conductivité
- Raccordements simples et durables
- Toutes sections
Ses limites
- Lourd et cher sur les grosses sections
On le choisit pour : les circuits terminaux et toutes les sections jusqu’à 35 ou 50 mm².
Aluminium
À résistance égale, une section 1,6 fois plus grande mais un poids deux fois moindre.
Ses atouts
- Nettement moins cher en forte section
- Léger
Ses limites
- En pratique à partir de 16 mm²
- Bornes et cosses spécifiques
- Encombrement supérieur
On le choisit pour : les liaisons de puissance : arrivée du transformateur, colonnes, alimentation des groupes froids.
Hypothèses du calcul
- Résistivité en service de 0,023 Ω·mm²/m pour le cuivre et 0,037 pour l’aluminium, soit 1,25 fois la valeur à 20 °C.
- Réactance linéique de 0,08 mΩ/m, valeur courante des câbles.
- La chute est rapportée à la tension simple de 230 V. En triphasé équilibré, le pourcentage est le même entre phases.
- Le calcul porte sur une seule liaison : les chutes des tronçons en amont s’ajoutent.