la calculerie

Volume tampon

Volume d’eau minimal pour qu’un générateur ne cycle pas court, ballon à ajouter, et enclenchements à faible charge. HYD-05

Données

Générateur

La puissance minimale que la machine sait délivrer : un compresseur, ou le bas de la modulation.

K

Écart de température de l’eau entre le démarrage et l’arrêt.

Ce qui circule encore quand les vannes terminales sont fermées et, s’il y a un découplage, quand les pompes secondaires sont arrêtées : souvent la seule boucle primaire.

Fluide

Valeurs imposées : Durée minimale de marche : 6 min · Durée d’un dégivrage : 10 min · Dérive admise après un dégivrage : 1 K · Puissance tirée de l’eau pendant un dégivrage : 100 % · Charge du réseau pour le tracé : 30 % · Température moyenne de l’eau : 10 °C.

Résultats

  • Ballon de 565 L à ajouter. Il manque à l’installation de quoi passer un dégivrage de 10 min sans perdre plus de 6,0 K.

  • Sans ballon, le générateur ne tourne que 2,5 min par enclenchement. Il lui en faut 6 : à 30 % de charge, il s’enclenche 7,2 fois par heure.

Température de l’eau à 30 % de charge
  • Sans ballon
  • Avec le ballon
0,01,02,03,04,05,0020406080100Temps (min)Écart depuis l’enclenchement (K)
Voir les valeurs
Temps (min)Sans ballon (K)Avec le ballon (K)
00,00,0
80,03,5
170,04,1
250,02,6
330,01,2
420,00,8
500,04,3
580,03,8
670,02,3
750,00,8
830,0—
L’eau monte quand le générateur tourne et redescend quand il est arrêté. Chaque dent est un enclenchement : le générateur s’arrête dès que l’eau a parcouru le différentiel de 5,0 K. Moins il y a d’eau, plus les dents se resserrent.
Ballon tampon à ajouter
565
Volume minimal de l’installation
715
Soit, par kW du petit étage
23,8L/kW
Volume pour la durée de marche
515

Le générateur tourne sa durée minimale sans dépasser le différentiel.

Volume pour le dégivrage
715

L’eau fournit la chaleur d’un dégivrage sans perdre plus que le différentiel et la dérive admise.

Durée de marche sans ballon
2,5

Par enclenchement, à la charge du tracé.

Enclenchements par heure sans ballon
7,2

À la charge du tracé.

Enclenchements par heure avec le ballon
1,5

V = P × t / (ρ × cp × Δθ)

Dégivrage : V = part × P × t dégivrage / (ρ × cp × (Δθ + dérive))

Durée de marche = ρ × cp × V × Δθ / (P − charge)

Normes et références : Guide RAGE « Schémathèque de pompes à chaleur en habitat individuel », § 4.3 · Rapport RAGE « Conception des volumes tampons », 2013 · Recommandations professionnelles RAGE « Pompes à chaleur en habitat collectif et tertiaire », 2015, annexe 9

Comprendre : le cours

À quoi sert un volume tampon

Un compresseur ou un brûleur n’aime pas démarrer souvent. Chaque démarrage échauffe le moteur, sollicite les contacteurs, et la machine met une à deux minutes à retrouver son rendement. Si le réseau contient peu d’eau, sa température atteint la consigne en quelques dizaines de secondes : la machine s’arrête, l’eau se refroidit aussi vite, elle redémarre.

L’eau du réseau est le volant d’inertie du système. Le volume tampon garantit que la machine, une fois lancée, tourne au moins sa durée minimale avant d’avoir fait varier la température de tout le différentiel de régulation.

  • Il limite le nombre de démarrages, donc l’usure.
  • Sur une pompe à chaleur air/eau, il fournit la chaleur du dégivrage sans refroidir les émetteurs.
  • Il absorbe les variations brusques de charge, que la régulation de la machine ne suit pas.

Série ou parallèle

Ballon en série, deux piquages

Le ballon est traversé par tout le débit, sur le retour vers la machine.

Ses atouts

  • Tout le volume participe à l’inertie
  • Simple, une seule pompe
  • La machine voit un retour lissé

Ses limites

  • Ne découple pas les débits : le réseau doit garantir le débit minimal de la machine

On le choisit pour : ajouter de l’inertie à un réseau qui en manque.

Ballon en parallèle, quatre piquages

Le ballon sépare un circuit primaire et un circuit secondaire, chacun avec sa pompe.

Ses atouts

  • Découple les débits comme une bouteille
  • Le primaire tourne à débit constant

Ses limites

  • Mélange les températures si les débits diffèrent
  • Deux pompes

On le choisit pour : les machines qui exigent un débit constant face à un réseau à débit variable.

Ballon sur le départ

Placé en sortie de machine, il stocke de l’eau à la température de production.

Ses atouts

  • Réserve immédiatement disponible pour les émetteurs

Ses limites

  • Protège moins la machine contre les variations de retour

On le choisit pour : les procédés qui appellent des pointes brèves.

Les erreurs à éviter

  • Compter tout le volume du réseau : seul compte celui qui circule encore quand les vannes terminales sont fermées.
  • Raisonner sur la puissance nominale. C’est le plus petit étage qui fixe le volume : une machine qui module à 25 % demande quatre fois moins d’eau.
  • Oublier le calorifuge et le dégazage : un ballon est aussi une surface de pertes et un piège à air.
  • Surdimensionner sans raison : un gros ballon allonge la mise en température et augmente les pertes à l’arrêt.